1. Vérifier que le logement peut être loué
Le bailleur doit délivrer un logement décent, ne présentant pas de risque manifeste pour la sécurité ou la santé du locataire. Avant toute annonce, vérifiez l’état des équipements essentiels, la ventilation, le chauffage, l’installation électrique, l’absence d’infiltration et la performance énergétique.
Le DPE mérite une attention particulière : il ne sert pas uniquement à informer le candidat. La performance énergétique peut conditionner la possibilité même de louer le logement et l’évolution future du loyer.
- Contrôler la décence et les équipements essentiels.
- Faire réaliser ou actualiser le DPE.
- Vérifier si un permis de louer existe dans la commune.
- Planifier les travaux avant les visites.
2. Choisir le type de location
Le choix entre location vide, meublée ou bail mobilité change la durée du contrat, le dépôt de garantie, les meubles obligatoires et le traitement des charges. Il doit correspondre à l’usage réel du logement et au profil de locataire recherché.
Pour une location meublée, préparez un inventaire précis et vérifiez que tous les éléments nécessaires à une occupation normale sont présents. La fiscalité relève alors des BIC et implique une déclaration de début d’activité.
3. Constituer le dossier documentaire
Le dossier de diagnostic technique est annexé au bail. Préparez également le contrat, ses annexes, le règlement de copropriété utile au locataire, l’acte de cautionnement si nécessaire et vos informations de contact.
- DDT complet et valide.
- Bail conforme au modèle applicable.
- Notice d’information et annexes utiles.
- Inventaire du mobilier pour un meublé.
- État des lieux d’entrée prêt avant la remise des clés.
4. Fixer un loyer défendable
Le loyer initial est en principe libre, mais certaines communes sont soumises à des règles d’encadrement. Vérifiez la localisation du bien, les éventuelles règles de relocation et la clause de révision annuelle avant de publier un montant.
Distinguez clairement le loyer hors charges, les provisions ou le forfait de charges et le dépôt de garantie. Cette séparation rend le bail lisible et évite les ambiguïtés lors des régularisations.
5. Préparer la gestion après la signature
Une erreur fréquente consiste à préparer la mise en location comme un événement isolé. En pratique, le bail va générer des actions récurrentes : encaisser le loyer, traiter les retards, produire les quittances, suivre les charges, conserver les travaux et anticiper le départ.
Avant même la première visite, définissez votre organisation : où seront conservés les documents, qui reçoit les alertes, comment vous vérifiez les paiements et quel canal vous utilisez pour les échanges importants avec le locataire.
- Créer un dossier par logement.
- Préparer le suivi du loyer et des charges.
- Noter les futures échéances : assurance, diagnostics, IRL, régularisation.
- Prévoir un modèle de quittance et de reçu partiel.
- Centraliser les factures et justificatifs dès le premier jour.
Checklist opérationnelle
Sources officielles et ressources utiles
Les règles peuvent évoluer et certaines dépendent du logement ou de la commune. Consultez les fiches à jour avant d’agir.
