Calcul rendement locatif 2026 : formules brut, net et net-net, tableaux et 3 exemples
Investissement locatif11 min de lecture07 juillet 2026

Calcul rendement locatif 2026 : formules brut, net et net-net, tableaux et 3 exemples

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Formules rendement brut, net et net-net après impôts, tableau de référence par prix et loyer, 3 exemples chiffrés complets, impact travaux et fiscalité. Calculez en 5 minutes.

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Calcul rendement locatif 2026 : formules, tableaux et exemples complets

Cet article est un outil de calcul de référence : formules, tableaux de résultats directs, exemples pas à pas et impact de la fiscalité. Pour la stratégie (leviers à actionner, cashflow mensuel), voir cashflow positif et investissement locatif 2026.


Les trois formules à connaître

1. Rendement brut

(loyer mensuel × 12) / prix total d'acquisition × 100

Le prix total d'acquisition = prix net vendeur + frais de notaire + travaux éventuels réalisés avant la première mise en location. Ne jamais utiliser le prix net vendeur seul.

2. Rendement net de charges

(loyers annuels − charges annuelles) / prix total d'acquisition × 100

Charges à déduire : taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurance PNO, frais de gestion (si délégation à une agence), assurance loyers impayés (si GLI souscrite), entretien courant.

3. Rendement net-net (après fiscalité)

(loyers annuels − charges annuelles − impôts sur revenus locatifs) / prix total d'acquisition × 100

Le montant de l'impôt dépend de votre régime fiscal (micro-foncier, réel, LMNP) et de votre tranche marginale d'imposition. Voir la section dédiée ci-dessous.


Tableau de référence rendement brut

Trouvez l'intersection entre le loyer mensuel (colonne) et le prix total d'acquisition (ligne).

Prix total 400 €/mois 550 €/mois 700 €/mois 850 €/mois 1 050 €/mois 1 300 €/mois 1 600 €/mois
70 000 € 6,9 % 9,4 %
90 000 € 5,3 % 7,3 % 9,3 %
120 000 € 4,0 % 5,5 % 7,0 % 8,5 %
150 000 € 3,2 % 4,4 % 5,6 % 6,8 % 8,4 %
190 000 € 2,5 % 3,5 % 4,4 % 5,4 % 6,6 % 8,2 %
240 000 € 2,0 % 2,8 % 3,5 % 4,3 % 5,3 % 6,5 % 8,0 %
300 000 € 2,2 % 2,8 % 3,4 % 4,2 % 5,2 % 6,4 %
380 000 € 2,2 % 2,7 % 3,3 % 4,1 % 5,1 %

En gras : zone cible 6–8 %. En dessous de 4 %, l'équilibre charges + fiscalité est difficile à atteindre.


3 exemples de calcul complets

Exemple 1 — Studio meublé à Lille

Paramètre Valeur
Prix net vendeur 82 000 €
Frais de notaire (7,5 %) 6 150 €
Prix total d'acquisition 88 150 €
Loyer mensuel HC 520 €
Loyers annuels 6 240 €

Rendement brut : 6 240 / 88 150 × 100 = 7,08 %

Charges annuelles estimées :

Poste Montant
Taxe foncière 650 €
Charges copropriété 240 €
Assurance PNO 100 €
Entretien 500 €
Total 1 490 €

Rendement net : (6 240 − 1 490) / 88 150 × 100 = 5,39 %


Exemple 2 — T2 avec travaux à Toulouse

Paramètre Valeur
Prix net vendeur 135 000 €
Frais de notaire (7,2 %) 9 720 €
Travaux de rénovation 18 000 €
Prix total d'acquisition 162 720 €
Loyer mensuel HC (après travaux) 830 €
Loyers annuels 9 960 €

Rendement brut : 9 960 / 162 720 × 100 = 6,12 %

Charges annuelles :

Poste Montant
Taxe foncière 950 €
Charges copropriété 480 €
Assurance PNO 130 €
Entretien 700 €
Total 2 260 €

Rendement net : (9 960 − 2 260) / 162 720 × 100 = 4,73 %

Les 18 000 € de travaux ont réduit le rendement brut d'environ 0,8 point par rapport à un achat sans travaux, mais ont permis de louer 100 € de plus par mois et de bénéficier du déficit foncier en location nue.


Exemple 3 — T3 en colocation meublée à Rennes

Paramètre Valeur
Prix net vendeur 195 000 €
Frais de notaire (7,3 %) 14 235 €
Ameublement 5 000 €
Prix total d'acquisition 214 235 €
Loyer mensuel total (2 colocataires) 1 300 €
Loyers annuels 15 600 €

Rendement brut : 15 600 / 214 235 × 100 = 7,28 %

Charges annuelles :

Poste Montant
Taxe foncière 1 350 €
Charges copropriété 600 €
Assurance PNO 180 €
Entretien + turnover 1 200 €
Total 3 330 €

Rendement net : (15 600 − 3 330) / 214 235 × 100 = 5,73 %

La colocation augmente le rendement brut de 1,5 à 2 points par rapport à une location classique sur ce type de bien. La contrepartie : un entretien et un turnover plus fréquents.


Charges types par catégorie de bien

Type de bien Charges annuelles estimées En % des loyers bruts
Studio copropriété récente 1 100 – 1 700 € 14 – 20 %
T2 copropriété standard 1 700 – 2 700 € 17 – 24 %
T3 copropriété avec ascenseur 2 400 – 4 000 € 20 – 28 %
Maison individuelle 1 400 – 2 800 € 14 – 22 %
T2 colocation meublée 2 000 – 3 500 € 15 – 22 %
Immeuble de rapport (propriétaire) Variable 10 – 16 %

Sans chiffres précis à disposition (avant-achat), estimer les charges à 20–22 % des loyers bruts est une base prudente et raisonnable pour un appartement standard en copropriété.


Impact de la fiscalité sur le rendement net-net

Le rendement net-net varie selon le régime fiscal et la tranche marginale d'imposition (TMI). Ces données illustrent l'impact sur un rendement net de charges de 4,5 % :

Régime fiscal TMI 11 % TMI 30 % TMI 41 %
Location nue — micro-foncier (abattement 30 %) ~3,7 % ~3,2 % ~2,8 %
Location nue — réel (avec crédit, base réduite) ~4,2 % ~3,7 % ~3,2 %
LMNP — régime réel (avec amortissements) ~4,4 % ~4,3 % ~4,2 %

Le LMNP au régime réel maintient un rendement net-net proche du rendement net quelle que soit la TMI, car l'amortissement du bien (25–30 ans) annule généralement la base imposable. C'est l'avantage fiscal déterminant de ce statut pour un investisseur imposé à 30 % ou plus.


L'impact des travaux sur le rendement

Les travaux réduisent mécaniquement le rendement brut (ils augmentent le dénominateur) mais peuvent l'améliorer nettement sur le long terme.

Exemple : bien à 150 000 € FC, loyer de marché 650 €/mois

Scénario Prix total Loyer mensuel Rendement brut
Achat sans travaux 160 000 € 650 € 4,88 %
+ 15 000 € travaux, loyer inchangé 175 000 € 650 € 4,46 %
+ 15 000 € travaux, loyer + 100 € 175 000 € 750 € 5,14 %
+ 15 000 € travaux, loyer + 150 € 175 000 € 800 € 5,49 %

Les travaux ne sont rentables que si le loyer augmente suffisamment pour compenser le capital investi. Règle empirique : chaque tranche de 10 000 € de travaux doit permettre d'augmenter le loyer d'au moins 50 €/mois pour maintenir le rendement brut. En dessous, l'investissement travaux ne s'amortit pas sur le rendement locatif seul (mais peut se justifier par la plus-value à la revente).


Rendement brut indicatif par ville en 2026

Ville Type de bien Fourchette brute indicative
Paris (intra-muros) Studio / T2 2,5 – 3,5 %
Lyon, Bordeaux T2 / T3 3,5 – 5,0 %
Nantes, Rennes, Toulouse T2 / T3 4,5 – 6,0 %
Lille, Montpellier, Strasbourg T2 5,0 – 6,5 %
Grenoble, Angers, Le Mans T2 / T3 5,5 – 7,0 %
Clermont-Ferrand, Rouen, Caen T2 / T3 6,0 – 8,0 %
Villes moyennes (30 k – 100 k hab) Appartement 6,5 – 9,0 %
Zones rurales / petites villes Maison 7,0 – 12 %

Au-delà de 8 %, la vacance locative et la liquidité à la revente sont des risques à évaluer sérieusement avant engagement. Un bien à 10 % de rendement brut dans une ville à démographie déclinante peut valoir moins que prévu à la revente et rester vacant plusieurs mois par an.


Les 5 erreurs qui faussent le calcul

1. Oublier les frais de notaire. Sur 150 000 €, les frais représentent ~10 500 € (7 %). Les ignorer surestime le rendement de 0,4 à 0,5 point.

2. Utiliser le loyer de marché sans décote vacance. Comptez 10 à 20 jours de vacance annuelle (changement de locataire, petits travaux). Cela représente 3 à 5 % de perte sur les loyers. Appliquez une décote de 5 % sur le loyer théorique.

3. Sous-estimer les charges. Beaucoup d'investisseurs débutants comptent uniquement la taxe foncière. L'entretien courant (remplacement d'un chauffe-eau, repeinture entre deux locataires) pèse 0,5 à 1 % du prix du bien par an.

4. Omettre les travaux de la base de calcul. Des travaux de 20 000 € ne sont pas une "dépense séparée" — ils font partie du prix de revient total et doivent figurer au dénominateur.

5. Comparer rendement brut et rendement net sans distinction. Un vendeur annonce 7 % "de rendement" sans préciser si c'est brut ou net. La différence peut être de 2 points. Toujours demander la base de calcul.


Comment estimer le loyer avant d'acheter

Le loyer utilisé dans le calcul doit être réaliste, pas optimiste. Méthode en 3 étapes :

  1. Consultez les loyers pratiqués sur SeLoger, Leboncoin, PAP pour des biens comparables (même surface, même étage, même état) dans le même quartier
  2. Appliquez une décote de 5–8 % si le bien nécessite des travaux de remise en état avant location
  3. Vérifiez l'encadrement des loyers si le bien est situé à Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Grenoble ou dans une autre zone soumise à encadrement — le loyer de référence majoré est le plafond légal

Un loyer surestimé de 10 % gonfle le rendement brut d'environ 0,5 point — suffisant pour transformer un mauvais investissement en investissement qui semble acceptable sur le papier.


FAQ

Comment calculer le rendement brut ?

(Loyer mensuel × 12) / prix total d'acquisition (frais de notaire inclus) × 100.

Comment calculer le rendement net ?

(Loyers annuels − charges annuelles) / prix total d'acquisition × 100. Sans chiffres précis, estimez les charges à 20–22 % des loyers bruts pour un appartement en copropriété.

Quel rendement minimum en 2026 ?

4 % brut est le plancher en dessous duquel l'opération devient difficile à équilibrer. 5–7 % est la cible courante. Au-delà de 8 %, analysez le risque de vacance et la liquidité à la revente.

Les travaux doivent-ils être inclus dans le calcul ?

Oui — les travaux réalisés avant la première mise en location font partie du prix de revient total et s'ajoutent au dénominateur de la formule.

Rendement brut ou net : lequel regarder ?

Le brut sert à filtrer rapidement les opportunités. Le net vous dit ce que vous gagnez réellement. En dessous de 3,5 % net, l'investissement ne s'équilibre qu'avec une plus-value à la revente significative.

Le LMNP améliore-t-il le rendement net-net ?

Oui significativement : l'amortissement en LMNP au régime réel annule généralement la base imposable pendant 10 à 20 ans, ce qui maintient le rendement net-net proche du rendement net quelle que soit votre TMI.


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Rendement locatif par ville

Questions fréquentes

Comment calculer le rendement brut d'un investissement locatif ?

Formule : (loyer mensuel × 12) / prix total d'acquisition × 100. Le prix total inclut le prix du bien ET les frais de notaire (7–8 % dans l'ancien). Exemple : loyer 750 €, prix total 160 000 € → rendement brut = (750 × 12) / 160 000 × 100 = 5,63 %.

Quelle est la différence entre rendement brut et rendement net ?

Le brut divise les loyers annuels par le prix d'achat sans déduire quoi que ce soit. Le net soustrait les charges réelles (taxe foncière, charges copropriété, assurance PNO, entretien). Le net est généralement 1 à 2 points inférieur au brut selon le niveau de charges du bien.

Comment calculer le rendement net locatif ?

Formule : (loyers annuels − charges annuelles) / prix total d'acquisition × 100. Les charges à déduire : taxe foncière, charges copropriété non récupérables, assurance PNO, frais de gestion si agence, entretien courant. Si vous n'avez pas les chiffres précis, estimez les charges à 20–25 % des loyers bruts.

Quel rendement brut minimum viser en 2026 ?

En dessous de 4 % brut, l'opération est difficile à équilibrer après charges et fiscalité. Entre 5 % et 7 %, c'est la fourchette viable. Au-delà de 8 %, vérifiez le risque de vacance locative et la liquidité à la revente dans la zone.

Les frais de notaire doivent-ils être inclus dans le calcul ?

Oui, absolument. Les frais de notaire (7–8 % dans l'ancien, 2–3 % dans le neuf) font partie du prix de revient total. Les omettre surestime le rendement de 0,3 à 0,6 point — suffisant pour faire croire viable un investissement qui ne l'est pas.

Comment les travaux affectent-ils le rendement locatif ?

Les travaux s'ajoutent au prix d'acquisition dans le dénominateur : rendement brut = loyers / (prix + frais de notaire + travaux). Des travaux de 20 000 € sur un bien à 150 000 € réduisent le rendement brut d'environ 0,5 point. En contrepartie, ils permettent souvent de louer plus cher et de bénéficier du déficit foncier en location nue.

Qu'est-ce que le rendement net-net ?

Le rendement net-net intègre l'impôt sur les revenus locatifs après le rendement net de charges. Son niveau dépend de votre tranche marginale d'imposition (TMI) et du régime fiscal choisi. Un propriétaire à TMI 30 % en location nue (régime réel, sans crédit) voit son rendement net amputé d'environ 1,5 point supplémentaire.

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